Le concept de l’unité folliculaire

unité folliculaireSi l’on étudie, sous un fort grossissement, la disposition des cheveux sur le crâne, on constate qu’ils se répartissent naturellement en groupements de un, deux, trois ou quatre. En pratique, cela veut dire qu’ils émergent non pas, comme nous pourrions le croire, de façon isolée, mais par bouquets, par le même orifice.
   Lors de la découpe de la bandelette, on retrouve la même organisation sous forme d’innombrables groupements ; chacun de ces groupements formant ce que l’on appelle l’unité folliculaire, dont la lésion, selon certaines études, pourrait contrarier de façon non négligeable la qualité de la repousse.

Un discours imagé comparerait ces unités folliculaires à des familles, chacune de ces familles étant constituée, par exemple, d’un célibataire (pour les un cheveux), d’un couple (pour les deux cheveux), d’un couple avec enfants (pour les trois ou quatre cheveux)…
Ainsi, le principe adopté par une grande majorité de spécialistes dans le monde, est  » que l’on ne doit pas séparer des familles unies « . Pour se faire, l’utilisation d’appareils de fort grossissement, comme par exemple le microscope ou la loupe binoculaire, facilite grandement le travail des assistantes.

follicule-02-bisEn clair, il se dégage de toutes ces années de pratique un consensus qui recommande de ne pas chercher à obtenir deux transplants de deux cheveux chacun, à partir d’une unité folliculaire contenant quatre cheveux.

Les cheveux, séparés artificiellement de la famille à laquelle ils appartiennent, seraient en effet coupés d’un système complexe de glandes, appelées glandes sébacées, dont la preuve est aujourd’hui faite qu’il participe à leur bonne croissance, et qu’il ne doit sous aucun prétexte être altéré.

Tout en approuvant totalement ce point de vue, il importe de le compléter en ajoutant que dans le cas de zones donneuses de faible densité, comportant un très grand nombre d’unités folliculaires constituées d’un ou de deux cheveux, il faut au contraire les réunir, afin d’obtenir un plus grand nombre d’implants de deux trois ou quatre cheveux, indispensables à l’obtention d’une densité suffisante. On parle alors de technique bi-folliculaire ou tri-folliculaire, deux ou trois unités par exemple pouvant alors être réunies pour n’en former plus qu’une.