L’implantation, les techniques

implantation

Implantation

S’il y a bien deux techniques de prélèvements de cheveux, il n’y a bien qu’une seule et unique technique de réimplantation.

Alors qu’on l’appelle « micro » « ultra » « supra » « super micro » « super ultra », vous aurez compris que je plaisante, il s’agit bien toujours de faire des petits trous ou des petites fentes.

La seule et unique question importante est la taille des implants mais plus encore le nombre de cheveux par implants.

Sil s’agit de reconstruire ou de re-densifier une bordure frontale, il faudra bien évidemment recourir à un grand nombre d’unités folliculaires contenant 1 ou 2 cheveux, voire même 3 si le cheveux est très fin ; cela ne jouera pas en défaveur du résultat.

Le résultat sera toujours magnifique à condition que le dessin de la ligne frontale est ait été parfaitement réalisé.

Pour le reste, comme la présence ou non de petites croûtes, suivant les instruments utilisés, cela reste accessoire et ne doit aucunement représenter l’élément qui déterminera votre choix.

Comment se déroule cette phase d’un point de vue technique ?

Après avoir réalisé une anesthésie locale au niveau de la région destinée à être greffée, c’est au moyen d’instruments de micro chirurgie que le médecin réalise ses micro incisions ou ses micro trous. Cette technique utilisant des micro instruments, permet d’implanter dans des localisations encore chevelues, sans risquer d’abîmer les bulbes des cheveux restants, ainsi que de rapprocher les implants le plus possible les uns des autres.

strategie-de-reimplantationMille incisions ou plus peuvent être réalisées lors d’une seule séance de micro greffe de cheveux. Les cheveux sont alors réimplantés dans le sens de l’implantation d’origine, selon un axe de 45 degrés et selon une orientation en éventail pour la région frontale, ou en rayons de roue pour la tonsure, à partir d’un point central, point de départ de tous les cheveux, appelé le tourbillon, qui, s’il n’existe plus, est lui aussi reconstitué.

A ce moment de l’intervention, le praticien, après avoir été à la pêche aux cheveux lors du prélèvement, endosse l’habit du jardinier High Tech cultivant son jardin.

Le terrain ayant été préparé, l’étape ultime consiste dans l’implantation proprement dite des implants. Cette dernière étape relève à la fois des compétences du médecin et des assistantes qui, là encore, ont été spécialement formées à implanter les implants dans les petites niches préalablement réalisées.

Là aussi, implantation manuelle à l’aide d’une pince aussi fine que celle utilisée par les diamantaires, ou implantation manuelle à l’aide d’un implanteur, appelé « implanteur de Choï », combinant dans le même temps forage et implantation, cela n’a pas grande importance. Le plus important est la dextérité du ou des intervenant(e)s

La réalisation de cette dernière étape nécessite un grand savoir faire alliant vitesse et dextérité, et ne supporte aucune improvisation, d’autant plus qu’il s’agit du traitement de grandes calvities, où un nombre considérable d’implants doivent être implantés en un minimum de temps.

Attention danger !! A vouloir une fois encore implanter trop d’implants, trop près les uns des autres, en une seule fois, et ce quelle que soit la technique utilisée, le praticien prend le risque de voir la peau complètement asphyxiée, du fait que la micro vascularisation de la peau aura été interrompue en de trop nombreux endroits.

Un enfant de 10 ans comprendrait cela aisément… plus on fait de micro incisions, plus on endommage un nombre important de micro vaisseaux… plus ces micro incisions sont proches les unes des autres plus il existe un risque d’interrompre de façon localisée toute vascularisation. La conséquence est la création d’une nécrose… Cela peut arriver même aux meilleurs qui auront respecté toutes les règles de sécurité. Raison de plus pour ne pas tenter le diable en faisant n’importe quoi !