LES CHEVEUX SYNTHETIQUES

Les extensions et les compléments capillaires

Ces techniques ne doivent pas être ignorées en tant qu’alternative à la greffe de cheveux, voire en complément à cette dernière.

Il n’est pas rare en effet de nous retrouver démuni lorsque nous nous retrouvons, nous médecins spécialistes de la greffe, devant de très grandes calvities, où l’on sait pertinemment que la zone donneuse du patient(e)  ne permettra jamais que nous puissions régler le problème en totalité.

C’est la raison pour laquelle, dans certaine circonstances, je peux être amené à orienter mes patient(e)s vers de telles solutions, qui peuvent, elles aussi, permettre de retrouver un aspect des plus naturels, tant les progrès, dans ces diverses disciplines, ont été importants ces dernières années.

Les greffes de cheveux synthétiques

La première publication sur des fibres artificielles parût au Japon en 1976. Il s’en suivit la pratique de la greffe de cheveux synthétiques aux quatre coins de la planète.

Ces implantations de fibres de polyester, polyacryliques, et modacryliques, sans réel protocole médical, donnèrent suite à tant de complications, qu’elles furent interdites aux USA à partir de 1983.

 Depuis le début des années 90, de nouvelles fibres ont fait leur apparition en Europe. Elles sont, cette fois-ci, constituées de polyamide, matériel reconnu inerte et biocompatible qui permettra qu’elle obtiennent le marquage CE en 1996, et soient approuvées en tant que dispositif médical AGRÉE (UMDSN).
Malgré ces quelques assurances, je ne conseillerai néanmoins pas d’avoir recours à cette méthode, et pour au moins deux raisons.
La première est que cette méthode s’apparente à l’implantation d’un matériel sous la peau non résorbable, identique à l’injection de produits non résorbables type acrylamides utilisés pour la correction des rides.
Ces produits non résorbables, nous le savons, ont entrainé de très nombreuses complications à type d’infections, granules inflammatoires ou autres nécroses, et sont aujourd’hui abandonné par une très grande majorité de médecins esthétiques soucieux  de la santé de leur patient(e)s.
La deuxième raison relève de la simple observation. En effet,  si cette méthode avait du être révolutionnaire, alors, à n’en pas douter, nous le saurions depuis longtemps, ne serait-ce qu’à la vue du succès qu’elle aurait, depuis le temps rencontré. Ce n’est pas le cas.
L’espoir n’en demeure pas moins que nous réussissions à mettre au point, dans un avenir plus ou moins proche, une fibre réellement inoffensive, comme sont inoffensifs les implants dentaires ou les différents matériaux servant aux prothèses en tous genres.